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 SPENCER - lueur de l'ombre (rp)

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GABRIEL
GABRIEL
△ au fait, je t'aimais.



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MessageSujet: SPENCER - lueur de l'ombre (rp)   SPENCER - lueur de l'ombre (rp) Empty20.11.20 13:46

SPENCER CAFFERTYS STUFF
« LET'S GET A NEW LIFE STARTED »





Dernière édition par GABRIEL le 24.11.20 17:03, édité 2 fois
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GABRIEL
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MessageSujet: Re: SPENCER - lueur de l'ombre (rp)   SPENCER - lueur de l'ombre (rp) Empty20.11.20 13:47



AVALON & SPENCER
A L'AUBE D'UN BOULEVERSEMENT

L'aube d'un nouveau jour naissait. Le soleil brillait doucement, en éveil, lorsqu’il pousse la porte. Aveuglé un instant par la lueur matinale, Spencer grimaça regrettant l’obscurité qui régnait encore au sein du commissariat de police, les doigts crispés sur le gobelet de café tiède que lui avait apporté son collègue lors de sa relève. Le jeune homme exhala un long soupire.

Portant le gobelet à sa bouche, il avala une tiédasse en songeant à l’appartement vide qui l’attendait. Un appartement, il n’en jamais eu un à lui jusqu’à présent. Il avait quitté la maison familiale pour un dortoir au centre de formation des Marshals Fédéral et puis ensuite il s’était laissé porter au fil des missions d’un lieu de vie temporaire à un autre. De tout temps, la demeure de Jefferson Cafferty avait été son « chez lui », il revenait régulièrement dans sa ville natale. Chacune de ses permissions étaient l’opportunité pour lui de venir se ressourcer auprès des siens. Spencer, il ne courrait pas après les voyages exotiques ni même séjours à sensation. Pour ce flic au sourire grimaçant, le repos de son âme passait par un séjour à Tree Hill, le retour des traditionnelles compétitions de basket-ball avec ses frères, les footings matinaux le long du lac.  

Alors quand il était revenu, il y a presqu’un an déjà, il s’était naturellement installé chez son père, il avait retrouvé sa chambre, cela même qui portait les traces silencieuses de son passé. Mais la situation qu’il avait crue temporaire était devenu plus permanente, alors il avait pris la décision de louer un appartement. Un lieu morne et vide, où le silence et la solitude résonnait douloureusement à chaque fois qu’il passait le pas de la porte. Sous ses airs froids et distants, Spenc’ restait un gamin marqué par la disparition tragique de sa mère, qui avait puisé dans l’amour des siens la confiance nécessaire pour devenir un homme qui aurait pu la rendre fière.

Frappant dans un caillou sur le trottoir, le policier se dirigea vers son véhicule. Il avait passé une nuit complète dans la vacuité de l’inutile, son travail consistant à attendre une urgence qui ne présenterait pas. Une pénitence qu’il s’infligeait pour avoir sali l’insigne qu’il avait tant chéri. La culpabilité épousait chaque centimètre carré de sa peau et rien ne l’avait fait disparaitre depuis des mois. Sa vie n’était que repentance. Il s’était déshonoré.

Il passa une main dans ses cheveux désordonnés. L’impuissance de la situation le frappa, il se murait dans l’attente d’un miracle qui ne se présentait pas : le pardon était impossible, la rédemption inatteignable. Il avait abusé d’une jeune fille, il avait abusé de son insigne et de l’autorité qu’elle lui conférait, il s’était glissé dans la peau d’un monstre en s'emparant du bruit défendu l’espace d’une soirée et la marque obscure demeurait en lui.

Son regard balaya le parc qui faisait face au commissariat lorsqu’il éclat ocré attira son regard. Il observa la silhouette féminine qui lui semblait familière, la crinière rousse capturait les rayons timides du soleil et semblait l’attirer à lui. Le fiel de la colère familière s’infiltra dans ses veines, le voilà qui croyait reconnaitre son plus grand pêché en face de lui. Pédophile. Le mot résonna doucement dans son esprit, un murmure gorgé de reproche, de mépris qui lui était dangereusement familier. Certain de ne pouvoir trouver le sommeil maintenant que son esprit gangrené avait perçu quelque chose, il se résigna à la suivre pour être sûr qu’elle n’était pas elle. C'était impossible mais le murmure sa conscience de ne laissera pas en paix.

Le Spenc' il ne savait pas encore qu'il était à l'aube d'un bouleversement cataclysmique, que le secret qu'il tentait de cacher et qui prenait de plus en plus de place dans sa vie se rapprochait de la lumière.

@"avalon james"

Avalon James a écrit:


❝ À l'aube d'un bouleversement ❞
Spencer & Avalon
Ça y était. Après des années entières à en rêver, Avalon allait enfin débuter son véritable cours en photographie. Il faut dire qu'après tout ce qui lui était arrivé au cours de la dernière année, elle avait fini par se demander si elle aurait vraiment la chance de réaliser ses rêves un jour. Après avoir perdue toute sa famille aux mains d'un monstre, elle avait dû se résigner à faire un trait sur son ancienne vie. Elle avait dû tout quitter, recommencer à zéro et si elle était plutôt fière du chemin accomplis, elle ne pouvait nier qu'elle avait quand même beaucoup souffert.

Heureusement, la vie semblait être enfin bien déterminée à lui sourire. Venir s'installer à Tree Hill était sans doute la meilleure décision qu'elle avait prise depuis des années. Non seulement c'était un endroit tranquille où il faisait bon de vivre, mais les personnes qu'on y rencontrait étaient également tout aussi charmantes. Malgré le fait qu'elle n'était en ville que depuis peu, la jeune fille avait quand même eu la chance de se faire déjà quelques amis, et même plus encore. Si on lui avait dit un jour qu'elle serait du genre à enchaîner les conquêtes, elle ne l'aurait sans doute jamais cru. Pourtant, depuis peu, ça faisait partie de son quotidien. Boire et collectionner les hommes lui permettait de se vider la tête et d'oublier tous ses tracas. Au fond, elle cherchait à recréer une nuit passée. Une nuit où elle s'était sentie, pour la première fois depuis des mois, pleinement heureuse. Hélas, elle n'y était jamais parvenue.

Sautant dans la douche dès le réveil, elle se lava rapidement avant de sécher convenablement ses longs cheveux qu'elle coiffa en chignon. Elle enfila un chemisier rouge par-dessus un jean, se maquilla très légèrement, puis attrapa son appareil photos et ses effets personnels. Elle déposa un baiser sur le crâne de Merlin qui était occupé à dormir sur le divan, jeta un dernier coup d'oeil au miroir de sa salle de bain pour s'assurer qu'elle était présentable, puis elle quitta enfin son modeste appartement pour se rendre en cours. Elle ne pouvait nier qu'elle était légèrement nerveuse. Il y avait tant d'années qu'elle rêvait d'enfin concrétiser son rêve de devenir photographe. Maintenant qu'elle était si près du but, elle se demandait si elle pouvait oser espérer. Quand on a connu des épreuves aussi pénibles, surtout à un très jeune âge, il est assez difficile de refaire confiance à la vie.

En coupant à travers le parc, elle se dit qu'elle pourrait bien passer se prendre un café glacé sur le chemin de l'université. Elle aurait définitivement besoin de sa dose de caféine pour traverser la journée. Seulement, alors qu'elle était plongée dans ses pensées, il lui sembla que quelqu'un était en train de la suivre. Se pourrait-il qu'on l'ait retrouvé ?? Oui, Avalon avait témoigné afin de faire enfermer l'homme qui avait assassiné toute sa famille, mais il pouvait très bien avoir des complices. Des personnes qui seraient prêtes à tout pour venger son emprisonnement. Instinctivement, elle pressa le pas, espérant arriver à semer stalker. Certes, on était le jour en pleine matinée, mais mieux valait se montrer prudente malgré tout. Manque de chance, la personne accéléra à son tour. Au bout d'un moment, la jeune fille se dit qu'il valait peut-être mieux jouer franc jeu. Elle se retourna donc rapidement, prenant aussitôt la parole d'un ton froid. « Hey, t'as un problème !? Qu'est-ce que tu as à me suivre ?? » Seulement, lorsqu'elle reconnue ce visage, son sang ne fît qu'un tour dans ses veines. Jamais elle ne se serait attendue à le revoir. Jamais elle n'aurait crue que leurs routes se croiseraient de nouveau. Pourtant, l'homme qui l'avait protégé pendant des mois se tenait bien là, devant elle. « Spencer !? » souffla-t-elle avec surprise. Malgré elle, elle ne pu s'empêcher de sourire. Il avait représenté la période la plus difficile qu'elle ait vécu au cours de sa jeune vie, elle ne pouvait nier que ça lui faisait un bien fou de voir quelqu'un qui connaissait toute la vérité sur son ancienne vie. Quelqu'un qui la connaissait réellement pour ce qu'elle était. Malgré elle, elle fit quelques pas dans sa direction. « Qu'est-ce que tu fais là ?? Je ne m'attendais jamais à te revoir... » Elle marqua une courte pause, mais repris aussitôt pour ne pas le vexer. « J'en suis heureuse. » dit-elle en esquissant un sourire. Bien sûr, elle s'attendait à ce qu'il y ait un malaise entre eux. Vu la manière dont s'étaient passées leurs adieux, c'était tout à fait naturel. D'ailleurs, la jeune fille ressentie un doux frisson juste à y penser. Devant elle se tenait l'homme avec qui elle avait connue sa toute première fois. C'était lui qui avait fait d'elle une femme et si elle ne le regrettait en aucun cas de son côté, elle ignorait s'il en allait de même du jeune agent.


©️ Pando


@"Spencer Cafferty"



AVALON & SPENCER
A L'AUBE D'UN BOULEVERSEMENT

L’esprit branlant, Spencer se sentait obligé de suivre la jeune femme rousse qui marchait devant lui. Lorsque son pas s’accéléra, il se surprit également à presser le pas. La situation ne manquait pas de ridicule : le flic à la poursuite d’une illusion, suivant la trace d’une angoisse. Un instant, il se demandait s’il ne devait pas rebrousser chemin, ne risquait-il pas d’effrayer une inconnue, pire encore, de susciter des questions de sa part sur son comportement hors norme. Mais il en était incapable, il se devait de rassurer le monstre d’inquiétude qui grondait à l’intérieur de son esprit. Juste pour être sûr, se dit-il, juste pour pouvoir enfin dormir.

Lorsque la proie se retourna brusquement et lui fit face, le sang du Spenc se glaça dans ses veines. Abasourdi, il se laissa percuté par le choc, par le son bien trop familier de la voix cristalline qui l’apostropha. Le ciel lui tombait sur la tête. Chancelant, le jeune homme avala péniblement sa salive tandis qu’une sourde terreur prenait domicile dans son cœur. Son estomac vide se contracta brusquement, sa bouche s’assécha, lui imposait le silence. Cristina était là. Son cauchemar devait réalité.

Ses yeux ébahis parcouraient le corps féminin devant lui. C’était elle. C’était sa chevelure de feu, ses yeux bleus gris orageux qui le fixaient avec un mélange d’émotion insondable, c’était ses mains qui s’agitaient devant lui lorsqu’elle parlait. C’était elle. Pourtant Cristina DiLaurentis n’existait plus. Il était bien placé pour savoir que son péché ultime, sa honte la plus brulante devait se trouver à l’autre bout du pays, au moins, découvrant une nouvelle vie. Avant de quitter le bureau des Marshals, il s’était assuré qu’elle allait bien, qu’elle avait disparu pour de bon peut être aussi. Il avait enfreint la règle, une de plus, avait-il penser lorsqu’il avait tapé son mot de passe pour accéder aux fichiers. L’équipe de protection initiale ne devait pas connaitre la nouvelle identité ni le nouveau lieu de vie du témoin, il en allait d’une question de sécurité. Elle devrait être à San Francisco. A 5 000 kilomètres d’ici. Elle devrait vivre une vie loin de lui, sans lui.

Lorsque son prénom caressa les lèvres carmins de la jeune fille, l’espoir fou et incongru qu’il avait eu de se retrouver devant une sorte de sosie effrayant de Cristina disparut comme une bulle de champagne éclate à la surface d’un verre. Et il aurait eu bien besoin d’un verre, songea Spencer en continuant de la fixer sans un mot. Elle parlait, ne cessait de parler. Effrayé le jeune homme recula d’un pas prudent lorsqu’elle s’avança vers lui. L’enfer venait de prendre position aux portes de sa vie.

Menteur, glissa le murmure perfide dans son esprit tandis qu’il serrait rageusement les poings en l’observant. Le mensonge qui lui collait à la peau, dans lequel il s’était enlisé toujours plus profondément depuis qu’il avait été assigné à cette mission. Il avait menti à ses supérieurs durant six mois, avait menti à son référent lors des sessions de contrôle pour s’assurer qu’il ne perdait pas pieds coincé avec une si jeune inconnue dans un lieu isolé. Il avait à nouveau menti lors du débriefing avant le procès, puis encore après. Après qu’il ait abusé de l’enfant, qu’il lui ait volé son innocence. Il avait menti lorsqu’il avait quitté le bureau pour cacher son péché. Et il avait menti encore et encore, toujours plus. Pire encore, il se mentait à lui-même chaque jour depuis. Cristina avait été une erreur, qu'il se répétait chaque jour, juste une erreur. Mensonge, mensonge.

« Je vis ici Cristina. Cette ville est à moi », grinça-t-il en fourrageant une main nerveuse dans ses cheveux en bataille. Il devait la faire quitter la ville. Cette pensée s’imposa à lui, égoïste et vindicative. Elle devait partir. Personne ne devait savoir ce qu’il avait fait. Personne ne devait savoir à quel point son cœur battait fort dans sa poitrine, prêt à s’échapper de sa cage thoracique. Personne ne devait jamais savoir les sentiments confus et profonds qu’il nourrissait pour une adolescente. «  Tu ne peux pas rester » murmura-t-il en fouillant du regard le parc. Où était l’agent en charge de sa sécurité ? Elle ne pouvait pas être seule, c’était impossible, elle aurait dû être sous bonne garde, durant une année au moins, elle avait témoigné contre un baron de la pègre, elle avait affaibli si durement la branche de Los Angeles qu’il avait perdu l’emprise qu’il avait sur la côte est. «  Bon sang mais qu’est-ce que tu fou ici ? » gronda-t-il ne s’approchant d’elle. Immédiatement le parfum sucré et féminin lui sauta à la gorge, lui rappelant des souvenirs qui hantaient chacune de ses nuits et affolaient d’autant plus son cœur déjà bien émotif.

Le Spenc’ il sentait son corps vibrer de rage et de confusion. Il était bouleversé, les tréfonds de son âme obscurcit semblaient eux aussi se réveiller devant celle qui, en dehors de tout logique, avait ravi son cœur et flingué la vie bien établie qu’il avait construit.  

@"avalon james"  :kisses:

Avalon James a écrit:


❝ À l'aube d'un bouleversement ❞
Spencer & Avalon
Le voir là était tout autant une surprise de taille pour la jeune fille. Lorsqu'ils s'étaient quittés, il y avait déjà de nombreux mois, elle s'était fait à l'idée qu'elle n'allait plus jamais le revoir. Pire encore, que c'était mieux ainsi. Il faut dire que ses sentiments pour le jeune agent n'avaient jamais été des plus banales. Lors de leurs premiers moments passés ensemble, elle avait tout fait pour le faire sortir de ses gonds. Elle lui avait balancée des vannes, s'était montrée par moment complètement exécrable. Puis, il lui avait fallu gérer ses crises et ça, il y en avait eu grand nombre. Lorsqu'on perd toute sa famille à un aussi jeune âge, il est assez difficile de faire autrement. Puis, petit à petit, elle s'était adoucis, avait développée des sentiments plus doux à son égard. La dernière soirée qu'ils avaient passés ensemble en avait été le paroxysme. Ivre de bonheur, d'une liberté nouvelle et d'alcool, elle s'était laissée aller à ses plus profondes envies, à ses désirs les plus brûlants. Quelle importance puisqu'ils n'allaient plus jamais se revoir de toute façon ?? Seulement, ce que la jeune fille ignorait, c'est qu'aujourd'hui, elle se sentait encore plus torturée. Quoi qu'elle fasse, elle n'arrivait pas à retrouver cette sensation de bonheur qu'elle avait connue ce soir là. Ce sentiment d'être unique au monde, d'être aimée et protéger. Ce sentiment que seul Spencer était parvenu à lui faire éprouver. Maintenant qu'elle le voyait là, devant elle, ce souvenir revint brutalement à la surfasse et elle ne pue s'empêcher de ressentir un peu de joie.

Seulement, cette joie fût de courte durée. Lorsqu'Avalon s'approcha légèrement , elle le vit effectuer un mouvement de recul. Intriguée, elle pinça les lèvres. Est-ce qu'il lui en voulait ?? Et si oui, pourquoi ?? Certes, elle ne s'attendait pas à ce qu'il la serre dans ses bras, mais, à ce qu'elle sache, elle n'avait rien fait de mal. C'était même plutôt le contraire. Elle tenta de chercher dans ses grands yeux bleus une réponse à ses questions, sans succès. Fidèle à lui-même, le jeune policier était fermé comme une huître. C'était d'ailleurs ce qui l'avait le plus embêté chez lui au départ. Son visage stoïque et cette sensation d'être face à une personne qui semblait complètement dépourvu d'émotions. Alors qu'elle avait tant besoin de soutien après la perte de sa famille, elle s'était retrouvée seule avec un homme qui ne lui apportait aucun réconfort, bien au contraire. Ce n'est qu'au fil des mois qu'elle eu le sentiment de briser peu à peu sa carapace. Lors de leur dernière nuit, elle avait le sentiment d'avoir touché au moins un peu à son âme, d'enfin le connaître réellement. Pourtant, maintenant qu'ils étaient face-à-face, elle avait l'impression de se retrouver auprès d'un étranger.

Le ton de sa voix la surpris encore plus. Il avait une intonation tranchante, froide. En lui soufflant que c'était sa ville, il lui donnait l'impression qu'il ne voulait pas d'elle dans les environs, comme s'il croyait qu'elle l'avait fait exprès. On dit que le monde est grand et vaste. Visiblement, il ne l'était pas suffisamment pour les empêcher de se retrouver l'un en face de l'autre. Le fait de l'entendre prononcer son véritable prénom la fît cependant légèrement frissonner. Mine de rien, il était la seule personne au monde à connaître la vérité sur sa véritable identité. Elle était la gamine perdue, celle qui avait échappé à une bande de mafieux contre vents et marées. Ça lui faisait un bien fou de l'entendre prononcer, seulement, elle n'en fît pas mention, se contentant d'acquiescer à ses paroles.

Ce n'est que lorsqu'il lui mentionna qu'elle ne pouvait pas rester qu'elle se braqua. Mais pour qui se prenait-il ?? Oui, il l'avait protégé pendant des mois, mais maintenant qu'elle avait une nouvelle identité et une nouvelle vie, elle était bien assez grande pour s'occuper d'elle-même. Machinalement, elle vint croiser ses bras contre sa poitrine, le défiant du regard lorsqu'il lui cracha qu'il ne voulait clairement pas d'elle dans les environs. « Je vis Spencer. Ça te pose un problème ?? Tu ne crois pas qu'après tous ces mois enfermés, j'y ai droit ?? » Elle le dévisagea froidement. Après tout ce qu'ils avaient partagés, elle ne comprenait pas qu'il la rejette ainsi, comme si elle avait fait quelque chose de méprisable. « San Francisco, ce n'était pas pour moi. J'avais besoin de calme, de tranquillité et d'un endroit où je pourrais m'installer et être heureuse. Ma vie se place enfin. J'ai un appartement, quelques amis et je débute dès ce matin des cours en photographie à l'université. » Pour appuyer ses dires, elle désigna sa caméra qui était fidèlement accrochée à son cou. « Je me plais ici donc j'y reste que ça te plaise ou non. » Aussi arrogante que par le passé, elle vint accrocher son regard au sien en signe de défi. Elle mourrait d'envie de lui demander ce qu'il lui reprochait tant, surtout quand on considérait la manière dont ils s'étaient dit adieu, mais elle jugea qu'il valait mieux éviter. Elle risquait simplement d'envenimer la situation.


©️ Pando


@"Spencer Cafferty" :biche:




AVALON & SPENCER
A L'AUBE D'UN BOULEVERSEMENT

Tourmenté, Spencer fixait la jeune fille avec un mélange diffus de peur, de colère et d’une émotion plus douce et dangereusement plus profonde. Tirant le paquet de cigarette de la poche arrière de son jean, il se recula si tôt qu’il perçut l’effluve ensorcelante de sa libellule.

Cristina avait tout d’une libellule, la beauté délicate de l’insecte majestueux, l’aura pétillante de ses ailes colorées, les nuances incandescentes d’une âme passionnée. Lors de leur première rencontre, il avait su au plus profond de lui-même que quelque chose venait brutalement de percuter son confortable quotidien. L’exaltation de sa vie, le Spenc’ il ne le puisait que lors de ses missions, il n’avait rien d’un homme croquant la vie à pleine dent, il n’était pas un mec marrant ni séduisant. Spencer, il avait depuis longtemps appris à se sentir à l’aise dans le silence. En dehors de son travail, il lui fallait reconnaitre que sa vie était d’une morne et douce tranquillité. Il ne cumulait pas les conquêtes, se satisfaisant de rencontres occasionnelles avec des partenaires en accord avec son manque d’implication émotionnelle et qui n’attendait jamais plus de lui d’une relation entre adulte, satisfaisante, sans attache et simple. La libellule, elle avait été le début des problèmes, des doux et délicieux problèmes.

Grimaçant de ses propres pensées, il tira furieusement sur sa clope. La fumée blanche qui s’échappait de ses poumons lui apportaient un certain réconfort. Dans la vapeur toxique, il puisait un soulagement indescriptible. La nicotine se déversa immédiatement dans son cerveau pétri de fatigue, privé de sommeil depuis plus de vingt-quatre heures.

A l’instant où ses froides paroles lui échappèrent, il le regretta immédiatement. Il senti l’air entre eux se charger d’électricité, le regard de la douce vacilla un instant avant de se glacer. Ce regard, il ne le connaissait que trop bien. C’était son rempart contre le monde, celui qui masquait qui elle était, ce qu’elle ressentait. Pourtant, elle n’avait pas pour habitude de dissimuler les émotions qui se bousculaient en elle. Spencer, il avait su qu’il n’était pas la bonne personne pour elle dès qu’elle avait levé les yeux vers lui la première fois. En dehors de la différence d’âge évidente qui existait, il avait senti la fêlure de son âme, la douleur extrême qui la portait et l’engloutissait tout en même temps. Lui, les sentiments, il ne savait qu’en faire, il n’avait jamais su. Estropié émotionnel, il s’était retrouvé démuni devant cette presque femme si expressive. Il avait senti son cœur, pour la première fois, s’affoler lorsqu’il avait compris que ce qu’elle ressentait : ça comptait. Oui, ça comptait un peu trop. La culpabilité lui sauta à la gorge. Rien ne le déroutait plus que de la blesser.

«  Bien sûr que tu as le droit de vivre, tu ne mérites pas moins », souffla-t-il, réprimant son envie violente de l’attirer dans ses bras, de la serrer si fort contre lui qu’ils pourraient ensemble oublier les mois qui les avaient séparés, qu’ils pourraient ensemble se bercer dans l’illusion d’un retour en Arkansas. Dans cette bulle hors du temps, où il avait appris à aimer. Cette période qui semblait avoir été vécu comme une sorte de pénitence pour sa libellule et qui représentait pour lui, l’une des meilleures de sa vie. Loin de tout et de tous, il s’était senti vivant. Lui-même avec elle. Elle le rendait fou, l’insupportait. Elle le poussait à être un homme qu’il refusait. Et, s’il devait s’accorder sur une vérité, cela lui manquait. Elle lui manquait. C’était l’une des raisons qui l’avait empêché de reprendre son poste après tout cela. Le mensonge qui gangrénait son âme était une chose, la culpabilité et la honte d’avoir touché une enfant encore une autre. Cependant, c’était la certitude qu’elle ne serait jamais à lui, qui l’avait obligé à rester à Tree Hill, à devenir à nouveau un homme bien. Un homme qui pourrait, peut être, un jour prochain ressentir à nouveau ce qu’il avait ressenti dans ses bras, à son contact.

Il effleura des yeux l’appareil photo et se revit suivant l’impatiente libellule dans les plaines immenses et sauvages du rural état américain. Elle savait voir la beauté, partout, capturé l’instant le plus parfait. Un sourire nostalgique se dessina sur les lèvres du flic. «  La photographie hein, comme c’est étonnant ».

Il se sentait souffler le froid et le chaud. Perdu dans le chaos des affres du cœur, pris au piège dans un monde qui n’accepterait jamais qu’un homme adulte aime comme il aimait une adolescente. Tirant sur sa cigarette, il se perdit un instant dans sa contemplation. «  Ce qui me plait ou non, ce que je veux ou non n’a pas grande importance en ce moment ». Douceur amère que de l’avoir à présent à porter de main, sans pouvoir esquisser le moindre geste vers elle.

Redressant les épaules, il se senti forcé de jouer le rôle du parfait salop, de l’enfoiré sans cœur, de l’homme qu’il n’était pas. Il était le premier homme a avoir touché ce corps innocent, à l'avoir aimé de toutes les façons, ce qu'elle ne saurait probablement jamais. Aussi, il ajouta : «  Personne ne doit savoir que tu me connais. Rien n’a jamais existé. Cristina n'existe plus de toute manière !». Il l’avait perdu, à la seconde où il avait embrassé ses lèvres rosées des mois plus tôt, il avait perdu le droit de l’avoir dans sa vie, de quelque manière que ce soit. Elle avait une bombe à retardement, il avait trop à perdre, tout ce qu’il lui restait en somme.  

@"avalon james"  :petitcoeur:

Avalon James a écrit:


❝ À l'aube d'un bouleversement ❞
Spencer & Avalon
Si elle avait toujours eu le don de le faire tourner en bourrique, Spencer avait su passer maître dans cet art avec elle aussi. Comme en ce moment. D'un ton froid et détaché, il s'était soudainement adoucis. Si elle avait passée des mois entiers en sa compagnie, tout deux complètement seuls au milieu de plaines désertiques, Avalon n'avait jamais su complètement lire en lui. Il demeurait un mystère, encore très difficile à déchiffrer. C'était d'ailleurs sans doute pour cette raison qu'elle l'avait à ce point embêtée au départ. Avec ses nombreuses questions et sa manie de vouloir discuter constamment. Au fond, elle avait juste besoin de se changer les idées un peu. En essayant de percer le mystère du jeune officier, elle oubliait au moins un peu la peine que lui avait causée la perte de sa famille.

Oui, elle avait le droit de vivre. Après tout ce qu'elle avait vécue, elle avait parfaitement le droit de vivre pleinement sa vie et d'être heureuse. Et c'était très exactement ce que lui apportait Tree Hill. Elle ignorait ce qu'il y avait de particulier dans cette petite ville, mais c'était clairement quelque chose de magique. Quelque chose de féérique qui faisait qu'on s'y sentait bien. Aussi, la jeune femme refusait catégoriquement que Spencer la chasse de cet endroit alors qu'elle se sentait enfin bien à quelque part. Enfin, elle avait l'impression d'être à sa place, que sa vie prenait forme. Ce sentiment, elle ne l'avait plus ressentie depuis son départ de Los Angeles. À l'époque où elle était toujours auprès de sa famille, elle se sentait indestructible, comme si rien au monde ne pouvait l'atteindre. Quand on est jeune, on a facilement ce sentiment de toute puissance qui nous cri qu'on serra heureux jusqu'à la fin de nos jours. Puis, le drame arrive et on perd tout. Le jour où ses parents et sa sœur ont été assassinés, la dernière des DiLaurentis a également perdue une partie d'elle-même. Les mois ont passé, mais, malgré tout, elle n'est jamais parvenue à redevenir l'adolescente qu'elle était autrefois. Cette jeune fille pleine de vie qui profitait de chaque opportunité.

Pendant les mois passés au loin avec Spencer, elle avait longtemps essayée de se réinventer. Pourtant, il demeurait toujours une certaine mélancolie au fond de son âme. Quelque chose c'était brisé à tout jamais et il lui était impossible de le réparer. Voilà la raison pour laquelle ce changement d'identité ne la dérangeait plus autant qu'avant. Ça l'avait fait souffrir au départ de ne plus être Christina DiLaurentis, la jeune fille riche qui demeurait dans l'une des villes les plus mouvementées du monde, mais, au bout du compte, ça lui permettait de prendre un nouveau départ et de se protéger d'elle-même. Plus encore que d'un éventuel assassin.

Bien sûr, le jeune Marshal était parvenu à la faire sentir vivante à travers ces mois de cauchemars. Il y avait bien sûr eu leurs engueulades quotidiennes à propos de tout et de rien, mais aussi ces moments privilégiés. Notamment ceux où il l'avait emmené dans les plaines de l'Arkansas afin qu'elle y prenne les clichés les plus féériques de son existence. Même si elle avait été longtemps malheureuse, il avait su la distraire et détourner son attention de la peine qui la rongeait. Encore aujourd'hui, elle n'éprouvait aucun doute sur la manière dont s'était conclus leurs adieux. Parce que pendant des mois, il avait été le seul. La seule personne sur qui elle avait pu compter et en qui elle pouvait avoir confiance. Elle n'avait pas eu peur. Elle s'était simplement laissée porter par l'instant et les choses s'étaient déroulées de manière naturelle, sans doute beaucoup mieux que si elle s'était offerte à un garçon de son âge. Parce que Spencer savait y faire. Parce que ses caresses ont su mettre un baume sur son cœur meurtris.

Seulement, à cet instant, que restait-il de cette nuit magique ?? Avalon avait l'impression de se retrouver face à un étranger qui ne ressentait que du dédain pour elle, sans qu'elle n'en comprenne la raison. Elle suivie son regard vers son appareil. « Ça n'a rien d'étonnant. J'ai peut-être changée d'identité, mais je ne laisse pas tomber mes rêves. » Ses rêves, anciens vestiges de Christina. Ce sont les seuls points de repères qu'il lui reste aujourd'hui. La seule idée qui l'empêchait de plonger vers la folie.

Elle le regarda tirer sur sa cigarette, écouta ses paroles amères et lourdes de sens. Elle ne savait pas comment les interpréter. Tout ce qu'elle comprenait, c'est qu'il la rejetait, qu'il voulait faire comme si cette dernière année n'avait jamais existé. Il lui en donna la confirmation à travers ses autres paroles, vénéneuses. « Exactement. Elle est morte le jour où elle a vu toute sa famille se faire abattre. » Être froide. Ne pas démontrer que ses paroles la blessaient. Au fil des mois, elle s'était habituée à ça, faire semblant. Faire semblant d'être quelqu'un d'autres. Faire semblant qu'elle prenait du plaisir avec ces mecs avec qui elle s'envoyait en l'air. Faire semblant que rien ne lui manquait. Elle fît quelques pas dans sa direction avant de lui piquer sa clope qu'elle porta à ses lèvres, plantant son regard dans le sien en esquissant un sourire sarcastique. « T'inquiètes, je n'ai pas l'intention d'en parler à qui que ce soit. Mais je tiens à te rappeler que je ne t'ai pas forcée à faire quoi que ce soit. » Elle lui souffla la fumée au visage, lui redonnant son bâton toxique, avant d'avoir un geste de recule. « C'est toujours aussi agréable de discuter avec toi, mais j'ai cours et je n'ai pas envie d'être en retard... » Mieux valait s'en aller avant de lui démontrer que ses paroles la blessaient. Plutôt mourir que de lui offrir cette satisfaction.


©️ Pando


@"Spencer Cafferty" :amoureux:



AVALON & SPENCER
A L'AUBE D'UN BOULEVERSEMENT

« Je ne laisse pas tomber mes rêves ». Les mots de sa douce libellule résonnaient cruellement dans l’esprit du Spencer. Lui ses rêves, il avait dû les mettre en suspens. Son rêve d’enfant, il l’avait atteint, il l’avait savouré, il était devenu son identité presque. Il avait son âge quand il était devenu ce qu’il rêvait d’être. Son diplôme tout juste en poche, il avait intégré le centre de formation des Marshals ; il s’était construit en tant qu’adulte autour de cette insigne. Ironie ne lui échappait pas. Il avait fallu qu’elle entre dans sa vie pour faire voler en éclat ce qu’il avait construit. La libellule, elle n’y était pour rien bien sûr. Il était l’adulte, il aurait dû la variable stable et inébranlable capable de la protéger. Il était l’expérience quand elle était la découverte. Il était la force, quand elle était la faiblesse. Et il avait tout bafoué. Des rêves aujourd’hui, il n’en avait plus vraiment, si ce n’était l’impossible qui avait élu domicile dans son cœur des mois durant. Grimaçant, il laissait son regard erré sur son corps en transition. Elle changeait, doucement. La libellule, elle avait déjà changé depuis la dernière fois qu’il l’avait et elle changerait encore. Elle avait une vie entière à construire, sur les centres encore tièdes de son ancienne existence, elle avait déjà prouvé au monde entier de quel bois elle était faite. Elle était de ceux qui se relèvent, qui ne sombrent pas lamentablement. Pas comme lui.

Avec bravade, portée par l’assurance pour sa jeunesse, elle effleura ses doigts chipant le tube blanchâtre sur lequel il s’acharnait depuis quelques minutes. Cristina n’existait plus. Leur secret amour non plus. Plus rien n’existait. Lui-même qui était-il aujourd’hui ? Fou d’amour pour une enfant, il était incapable de se relever, de reprendre sa vie comme si elle n’avait jamais existé. Quelque part au plus profond de lui-même, le Spenc’ il se sentait incapable de faire comme si elle n’avait jamais bouleversé son existence. Il s’égarait dans l’attente. Le temps filait et lui restait statique. S’il avait été un autre peut-être aurait-il été capable de prétendre que rien n’avait jamais existé, mais il n’était pas fait de ce bois lui. S’il était incapable de gérer ses émotions comme celle des autres, il avait grande peine à prétendre qu’elles n’existaient pas. Dans le fond, le Spenc’ il resterait toujours ce gamin un peu trop turbulent, un peu trop sensible qui attendait l’amour absolu et inconditionnel dont il avait été privé trop tôt. Car, si les situations étaient foncièrement différentes, quelque part, il comprenait la libellule, pire il avait l’impression qu’elle pouvait le comprendre. Tu me manques, avait-il envie de lui hurler, tu me manques si fort. Je ne veux plus passer une seconde sans toi. Il se contenta de la regarder avec tendresse, incapable de reprendre le masque du salop sans coeur. « Tu as survécu pourtant. Cristina n’était qu’un prénom, une image. Toi tu es là. »

Spenc’ il ne parvenait à comprendre comment il pouvait se sentir incomplet sans elle. Il la connaissait à peine cette gamine. Ils n’avaient partagé que six mois ensemble, un grain de sable à l’échelon de sa vie, un rien du tout au regard du fossé qui les séparaient. Bizarrement, se retrouver face à elle, sentir sa présence, lui faisait un bien fou. Le flic hagard et renfrogné qu’il était avait l’impression de respirer. De pouvoir prendre une profonde inspiration pour la première fois depuis qu’on était venu la lui arracher des mois plus tôt. La Libellule, elle n’était pas à lui pourtant, elle n’appartenait à personne. Elle devait déployer ses ailes encore abimé et vivre sa vie. Une vie dans laquelle il n’avait pas sa place, pourtant, curieusement, il aurait tout donné pour en faire partie. Pour être avec elle. « C’était plus que moi, plus fort que ce qui était bon pour toi. Je ne voulais que toi. »

La fumée qu’elle souffla sur son visage le fit sourire. Etrangement, en apnée depuis des mois, il prenait avec un doux plaisir l’air empoisonné qu’elle lui balançait avec désinvolture. La Libellule, elle lui avait toujours paru si innocente, ignorante du pouvoir de fascination qu’elle exerçait sur lui, de l’attraction qu’elle avait sur l’homme adulte qui lui faisait face. Parler avec elle, retrouver le timbre délicat et si sophistiqué de sa voix. Petite poupée riche et précieuse. Elle partait. Un élan de panique l’envahit. Le flic il n’était plus que l’ombre de lui-même depuis des mois et brutalement, elle voulait à nouveau le quitter partir, loin de lui. Impossible. Elle ne pouvait pas le laisser, pas encore. Faisant taire les voix moralisatrices qui lui soufflaient que c’était pour le mieux, il risquait de tout perdre s’il s’accrochait à elle, n’avait-il donc rien apprit ? Avait-il oublié ses collègues qui avaient jalonnés sa carrière et qui s’étaient retrouvés rejetés de tous, rebut de la société pour avoir céder à leurs pêchés ? Pourtant, il ne put s’empêcher de saisir son bras lorsqu’elle pivotait son gras gracile pour s’envoler. « Attends ! ». La propre urgence de sa voix le fit grimacer, le contact brulant et interdit de ses doigts enroulés sur son avant-bras faisait hurler l’amoureux transit tapis au creux de son âme. « Ton prénom. Le nouveau. Je ne connais pas ton nouveau prénom ». Il avait besoin d’une seconde encore, se dit-il, sans relâcher l’emprise qu’il maintenait sur la jeune fille, juste une seconde. Mensonge. Il voulait bien plus qu’une seconde. Mais pourrait-il jamais assumé ce désir ? Et la douce Libellule, le voulait-elle seulement ? Le Spenc’ il se sentait perdre pieds, la folie s’insinuait en lui.

Honneur et émotion, passion et culpabilité, enfer et damnation. Tout se mélangeait en lui, au milieu de ce parc, dans quelques minutes le carillon sonnerait et les habitants de la petite ville ne tarderait pas à s’agiter, à venir troubler ces retrouvailles sorties du hasard, portées par le destin. Il devait alors la laisser, s’il voulait demeurer l’honnête Spencer Cafferty, l’enfant du pays devenu flic et responsable et non pas un Spencer qui brulait d’amour et de passion pour une adolescente, qui ferait honte à sa famille et son insigne, qui briserait sa carrière perdue dans les iris myosotis de la belle.


@"avalon james"  :keur:

Avalon James a écrit:


❝ À l'aube d'un bouleversement ❞
Spencer & Avalon
Folle. Il allait finir par la rendre folle. En avait-il seulement conscience ?? Lors de leur première rencontre, Avalon ne pouvait pas franchement dire que le jeune policier lui avait fait une bonne impression. Avec son air renfrogné constant et sa fâcheuse manie à garder le silence alors qu'elle avait besoin de parler, il avait tendance à lui tomber sur les nerfs. Puis, les mois avaient passé et, avec le temps, Spencer avait fini par exercer une sorte de fascination sur elle. Il n'avait rien à voir avec les autres garçons qu'elle avait connue par le passé. Rien d'étonnant puisqu'il s'agissait d'un homme. Un homme qui avait vécu grand nombre d'expérience et qui avait clairement des leçons à lui apprendre. Devenant moins peste qu'au départ, la jeune fille avait écoutée ses conseils, essayant d'en apprendre au maximum pour le jour où elle devrait finalement se débrouiller toute seule. Puis, plus qu'à ses conseils, c'est à lui qu'elle avait fini par s'attacher. Irrémédiablement. Inconditionnellement. Elle avait fait taire ses sentiments pendant plusieurs semaines, ne souhaitant pas faire naître un froid entre eux. Ne souhaitant pas le mettre en colère contre elle, la gamine qui aimait un adulte plus qu'elle n'aurait due. Ce n'est que lors de cette fameuse dernière soirée qu'elle avait enfin laissée libre cours à ses sentiments. Une nuit magique qui n'aurait jamais due exister. Une nuit qu'elle avait bon nombre de fois essayée de répéter dans les bras d'un autre, sans succès.

Pourtant, c'était à cause de cette fameuse nuit que Spencer semblait lui en vouloir à ce point. Du moins, au départ. Parce qu'à la seconde suivante, il retrouva son regard doux. Celui pour lequel elle vendrait son âme sans hésiter. Ses paroles se firent plus douces, plus encourageantes. Il avait raison. Elle avait peut-être tout perdu, mais, au moins, elle avait survécu. Ce qu'il ignorait, c'est qu'elle aurait de loin préféré périr elle aussi. Depuis la perte de sa famille, elle se sentait comme une coquille vide, complètement brisée. Certes, sa façade démontrait une jeune fille joyeuse et pleine de vie, mais, au fond d'elle-même, elle se sentait complètement brisée. Lui seul arrivait à la rendre un peu plus heureuse, un peu plus vivante.

Sa réponse la surprit grandement. Ainsi donc, elle avait tout faux. Il ne lui en voulait pas pour cette fameuse nuit. C'est à lui même qu'il en voulait. Comme si ce qu'ils avaient fait était sale. Comme s'ils n'auraient jamais dû s'abandonner à leurs pulsions. Ne se rendait-il pas compte qu'il lui avait fait connaître la plus belle nuit de sa vie ?? N'avait-il pas conscience qu'à toutes les fois où elle s'abandonnait dans les bras d'un homme, c'est avec lui qu'elle s'imaginait être ?? Savoir que ce n'était pas par pitié qu'il l'avait prise ce soir-là lui apporta un certain réconfort. Cependant, elle se dit qu'il était peut-être temps qu'elle fasse taire elle aussi cette culpabilité qui semblait le rongé et qui n'avait pas lieu d'être. « Je te voulais moi aussi. Plus que tout. »

Le temps avançait. Il lui fallait absolument prendre le chemin de l'université, autrement, elle risquait d'être en retard. Elle fît volte-face pour s'éloigner, mais fût aussitôt retenue par la main de Spencer qui attrapa doucement son avant-bras. Une petite décharge électrique la parcourue. C'était si bon de sentir à nouveau sa chaleur. Doucement, elle replongea son regard dans le sien. Il souriait timidement et elle se surpris è penser qu'il était magnifique. Comme il l'avait toujours été pendant les six mois qu'ils avaient partagés l'un avec l'autre. Seuls au monde, à l'abri de tous les autres. Sa question ne la surpris qu'à moitié. Il avait raison. Elle ne lui avait pas donné sa nouvelle identité. À vrai dire, elle avait douté pendant un certain temps qu'il souhaite la connaître. Ce fût donc un soulagement de constater que c'était le cas. « C'est Avalon. Avalon James. » Elle était bien là, à son contact. Elle n'avait aucune envie de partir. Pas maintenant qu'il semblait plus disposé à la supporter de nouveau dans son entourage. Seulement, les bruits au loin lui rappelèrent de nouveau qu'elle allait être en retard. Pire encore, qu'on risquait de les voir. Elle n'avait bien sûr aucune gêne à être vu en compagnie du jeune policier, mais ce sentiment était-il vraiment réciproque ?? Elle ne souhaitait pas le mettre dans l'embarras d'une manière ou d'une autre.

Aussi, elle vint doucement poser sa main libre contre la sienne pour l'inciter à la relâcher. Elle réajusta maladroitement son appareil autour de son cou, esquissant un léger sourire è son tour. « Au revoir Spencer. » souffla-t-elle avant de commencer à s'éloigner. Elle ignorait comment interpréter cette rencontre inattendue. Elle ignorait même si leurs chemins allaient se croiser de nouveau d'une manière aussi abrupte d'ailleurs. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle ne risquait pas d'être très concentrée pendant ce premier cours de photographie.


©️ Pando


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△ au fait, je t'aimais.



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MessageSujet: Re: SPENCER - lueur de l'ombre (rp)   SPENCER - lueur de l'ombre (rp) Empty05.12.20 19:21

Avalon James a écrit:


❝ Tu passes ton temps à me sauver ❞
Spencer & Avalon
Il y avait déjà quelques jours qu'Avalon avait recroisée le chemin d'un de ses fantômes du passé. Quand on a perdu absolument toutes les personnes auxquelles on tenait, il est bon de revoir un visage familier. Mais quand il s'agit du Marshal avec lequel on a passé plus de six mois enfermé, qui nous a protégé contre vent et marée et avec lequel on a perdu sa virginité, il y a de quoi vous mettre mal à l'aise. Le plus ironique dans tout ça, c'est que la jeune fille n'était même pas certaine qu'ils se soient réellement quittés en bon terme. Si au départ les propos de Spencer étaient froids, tranchants et même cruels, il s'était un peu adoucis au cours de la discussion. Pire encore, la jeune fille était persuadée d'avoir découvert le pourquoi de son attitude distante. Si elle avait crue pendant un moment qu'il lui en voulait de l'avoir charmé et attiré dans son lit, elle était sûre à présent que c'était à lui-même qu'il en voulait. Pour s'être laissé charmé sans doute. Si aux yeux de la jeune photographe il n'y avait aucun mal à se laisser aller dans les bras d'un homme qui nous plaît réellement, elle n'était pas dupe. Elle savait que pour bien des personnes, une telle relation n'aurait jamais due avoir lieu. Parce qu'elle avait à peine dix-sept ans à l'époque. Parce que Spencer était en position d'autorité face à elle.

Pourtant, elle n'avait jamais été aussi sûre d'elle que lors de cette fameuse nuit. Si au départ elle s'était laissée guider par ses instincts et par l'alcool qui coulait dans ses veines, elle avait fini par s'abandonner complètement ce qu'elle ressentait réellement. Au fond d'elle-même, elle avait toujours su que Spencer n'était pas un homme comme les autres. Il était froid, stoĩque, mais cachait au fond de lui une douceur qu'il ne laissait pas voir par tout le monde. Avalon avait eu la chance de connaitre cette douceur. Cette passion mêlée de sensualité. Il l'avait touché comme personne d'autre ne l'avait fait avant lui. Autant physiquement que mentalement. Sans même le savoir, il s'était incrusté tout au fond de son esprit et de son âme. Une tâche indélébile qui ne disparaîtrait jamais, au bonheur et au malheur de la jeune femme. Parce que quoi qu'elle fasse, elle ne pourrait jamais l'oublier. Elle ne pourrait jamais l'avoir pour elle seule non plus. C'était une impasse. Une impasse qui risquait de la rendre complètement folle. Plus encore maintenant qu'elle savait qu'il habitait dans la même ville qu'elle. Si près mais en même temps si loin.

C'était vendredi soir. Le soir de sortie de la plupart des jeunes de Tree Hill. Ava ne faisait pas exception à la règle. Vêtue d'un petit haut noir et d'un jean et armée de sa fausse carte d'identité, elle était installée au bar du Tric, sirotant son troisième cocktail de la soirée. Généralement, c'est peu après ce dernier qu'elle se mettait en quête d'une éventuelle conquête. Cependant, ce soir allait fait exception. Revoir Spencer lui avait brutalement ouvert les yeux. À quoi bon enchaîner les conquêtes si c'est pour ne rien ressentir au final ?? À quoi bon laisser les hommes prendre du plaisir à ses dépends si elle n'en ressentait aucun ?? Au point où elle en était, il valait mieux laisser tomber les enfantillages et se concentrer sur ses études. Qui sait, la photographie l'aiderait peut-être à enfin guérir son cœur meurtris.

Elle termina donc son verre, paya sa note avant de s'apprêter à se relever. Cependant, au même moment, un homme vint la rejoindre au bar. C'était un type baraqué, clairement plus âgé qu'elle, mais qui ne semblait pas dérangé pour autant. « Salut. Je peux t'offrir un verre ?? » La jeune fille n'était clairement pas d'humeur. Avec la semaine qu'elle venait de passer et les souvenirs qui lui étaient revenus en mémoire, elle n'avait pas du tout envie de se faire draguer. Surtout par un mec qui ne l'attirait pas le moins du monde. Cependant, elle savait qu'elle devait rester polie. Elle afficha donc un petit sourire. « Non merci. Sans façon. » « Oh te fais pas prier. Tu sais que je peux être d'excellente compagnie quand on m'en donne l'occasion... » Ce mec commençait sérieusement à la gonfler. Pourtant, elle n'en démontra rien. « C'est très gentil, mais je crois que je vais rentrer. J'ai eu une dure semaine et je suis très fatiguée. » Demi-mensonge seulement, mais tous les moyens étaient bons pour se débarrasser de ce boulet.

Se relevant aussitôt, la jeune fille enfila sa veste de jean avant de se diriger vers la porte. Elle n'avait qu'une seule hâte : rentrer chez elle pour prendre un grand bain qui la détendrait au moins au minimum. Elle poussa la porte du Tric pour s'engouffrer à l'extérieur. L'air était frais. Il la fouetta, mais lui fît le plus grand bien. Ça aurait pu être une balade parfaite si ça n'avait été de ce connard qui continuait à la suivre. « Laisses-moi te raccompagner au moins. » Cette fois, elle commençait vraiment à perdre patience. « Non merci, ça va aller. Bonne nuit !! » Pressant le pas, elle entra dans une ruelle sombre pour prendre un raccourcis et se rendre plus rapidement chez elle. Erreur. Grossière erreur. « Ça va. Arrêtes de faire ta traînée. » Subitement, il l'empoigna par le bras pour l'attirer vers lui. Ava tenta de se déprendre, mais il la maintenait trop fort. « Arrêtes !! Lâches-moi !! » dit-elle, la voix tremblante. Elle sentait réellement la panique la gagner. De nouveau, il la bouscula, l'appuyant cette fois fortement contre le mur de briques situé près d'eux. « Laisses-toi faire. Ça va te plaire. Tu vas voir. » Désespérée, elle lâcha un grand cri. Cependant, il la fît taire assez rapidement en la giflant fortement. La jeune fille fût sonnée. Elle continua d'implorer, espérant désespérément que quelqu'un passe dans le coin. Mais qui ?? Elle se trouvait dans une ruelle sombre, loin du bar et de l'agitation de la ville. Il lui fallait un miracle pour être sauvée de cette agression. C'est ce qu'elle se dit en laissant échapper un flot de larmes, essayant tant bien que mal de repousser ce salaud qui tentait de la dévêtir.


©️ Pando


@"Spencer Cafferty" :moh:



AVALON & SPENCER
TU PASSES TON TEMPS A ME SAUVER

L’esprit tumultueux, Spencer pressa la foulée pour tenter d’ignorer la tension qu’il sentait en lui. A la fin de son service, il était rentré comme un automate chez lui. Un jour de plus. Le jeune policier se sentait comme un prisonnier et qui effectuait jour après jour un peu plus sa pénitence. La situation s’était encore plus compliquée depuis qu’il l’avait croisé dans ce parc, quelque jour plutôt. Sa libellule. Elle est toujours aussi belle, toujours aussi inaccessible mais juste à quelques pas maintenant. Il l’avait regardé s’éloigner de lui et depuis il l’a cherché partout. Son regard s’accrochait à chaque objet, chaque bruissement, en quête d’un éclat céleste, un rayonnement miraculeux de sa personne à proximité. Incapable de supporter un instant de plus le silence oppressant et terrifiant de son appartement dénué de vie, il avait enfilé ses baskets et s’était mis en tête de faire un jogging nocturne.

Le Spenc il était loin d’être con pourtant, il sentait bien que ce qu’il avait jusqu’alors considéré comme un enfer n’était rien à côté de ce qui l’attendait maintenant. Il avait choisi de fuir, encore. Oui, encore un peu. Il n’avait pas contacté son ancien bureau pour les avertir que Christina était là. Non pas Christina, soupira-t-il intérieurement, Avalon.

Son prénom hantait ses jours, son souvenir ses nuits.

Accélérant encore, il senti le vent froid de la nuit lui mordre les joues. Le froid de décembre s’invitait en ville, la joie des fêtes commençait à se distiller dans la ville, écrasant encore plus le jeune homme. Il se sentait seul comme il ne l’avait jamais été. Pourtant Spenc’, il n’était pas d’une nature particulièrement communicante, il n’avait jamais eu besoin d’être particulièrement entouré pour traverser sereinement l’existence. Oui mais le Spenc avant il n’avait jamais été amoureux non plus. Il n’avait jamais eu besoin de quelqu’un. Il se contentait de l’amour de sa famille, ça lui était bien suffisant. Alors pourquoi aujourd’hui, pour ce n’était pas assez ? Pourquoi rêvait-il d’une adolescente aux cheveux de feu et à la répartie mordante ? Pourquoi regrettait-t-il la quiétude de la campagne profonde, lui l’amoureux de la ville et du crime ? Il ne se reconnaissait plus. Il avait besoin d’un instant, d’un instant hors du temps, hors de monde, avec elle.

Relevant la tête, le flic jetait un regard sur la fenêtre sans lumière de l’immeuble devant lequel il venait de s’arrêter, le souffle court. Il avait transgressé les règles. Encore une fois. Dès qu’il avait su qu’elle était là, il lui avait fallu savoir où elle vivait, ce qu’elle faisait. Il s’était enfoncé davantage dans le spectre obscur de son affection maladive, il avait dépassé les limites de l’insigne, pour elle, pour Avalon, son poison. Furieux contre lui-même, inquiet aussi de se sentir à ce point accroché à elle, après ses longs mois sans se voir, il reprit son footing, tentant d’ignorer le flot de questionnement qui l’assaillait. Ou était-elle ? Que faisait-elle ? Avec qui ? La morsure de la jalousie le fit vaciller un instant.

Un cri. Un appel à l’aide. Glaçant. La voix d’une femme éperdue déchira le voile de ses sombres pensées. Immédiatement, il se senti redevenir le sauveur qu’il avait toujours voulu être. S’engageant rapidement vers la ruelle sur sa droite, son sang-froid lui revint immédiatement. Agir dans l’urgence, gérer une situation de crise et maitriser ses émotions dans l’intérêt des autres, pour aider quelqu’un : il savait faire ça. Il n'était plus dans la peau du monstre, de l'égoïste, de lui qui avait prit l'innocence, il redevenait un flic. D’un regard il évalua rapidement la situation, l’homme penché sur la femme qui pleurait, maintenant son corps contre le mur. Un porc qui ne semblait pas comprendre le sens du mot non . Le petit corps féminin semblait tenté de se défendre mais la brute était bien trop épaisse et bien trop grande. Attrapant le gaillard par le col, il le repoussa rapidement de sa victime et planta son poing dans le visage de l’agresseur. Le craquement de son nez contre ses phalanges procura une vague sensation de plaisir à Spencer, tandis qu’il apercevait avec une certain joie le sang jaillir du nez boursouflé et de toutes évidences brisé. «  Police de Tree Hill », grogna-t-il tandis en l’attrapant fermement vers la veste bien décidé à trainer l’ordure au commissariat de police et incité sa victime a porter plainte.

Un murmure. Comme venu du passé. La situation lui échappa en une seconde. Il avait été formé à des situations plus complexes, à maitriser l’ennemi en toutes circonstances. Pourtant, ce sanglot, comme le bruissement délicat des ailes d’une libellule, à peine perceptible et pourtant bien réel. Incapable de se retenir, il tourna la tête vers le corps meurtri de la poupée de chiffon qui gisait contre le mur, encore sous le choc de l’assaut dont elle venait d’être victime.

« Avalon ». Ce fut le seul son qu’il put prononcer, assommé par le choc, envahis par une rage et une émotion qui balayait l’expérience et la formation d’une vie. Sentant son unique chance de s’échapper l’homme profita de son instant d’hésitation pour lui flanquer le crochet d’une vie. Spencer chancela, tandis que le monstre détalait dans l’obscurité. Sonné, le crane en vrac, sa main droite pulsant de douleur du coup il venait de donner, il se précipita vers elle. «  Avalon », répéta-t-il en posant ses mains tremblantes autour de son visage noyé de larme.
@"avalon james"

Avalon James a écrit:


❝ Tu passes ton temps à me sauver ❞
Spencer & Avalon
C'est vrai, elle ne pouvait nier que l'approche des Fêtes ne faisait que lui filer encore plus le cafard. Quand elle songeait à toutes ces familles qui avaient la chance de se retrouver et de rire et festoyer ensemble, elle n'avait qu'une envie, c'était de leur mettre son poing sur la figure. Parce qu'elle savait qu'elle-même n'aurait jamais plus cette chance. Plus jamais elle ne pourrait serrer sa mère dans ses bras. Plus jamais elle n'allait offrir un énième présent inutile à sa petite sœur. Tout ça par la faute de son père qui n'avait pas eu la force de gérer ses pulsions de camé. Bien sûr, Avalon tentait quand même de ne pas voir la vie tout en noir. Même si elle était complètement seule à l'heure actuelle, elle était persuadée qu'un jour elle allait se marier et fonder sa propre famille. Encore fallait-il trouver l'homme idéal pour partager cette envie.

Cet homme, elle l'avait probablement trouvé depuis quelques temps. Il était d'ailleurs tout près d'elle. Le hic, c'est qu'il n'avait probablement pas la moindre envie de partager sa vie avec elle. Depuis leur récente rencontre dans le parc, la jeune fille n'avait plus revue Spencer. Elle n'avait d'ailleurs pas tentée de croiser de nouveau son chemin, ne souhaitant pas le mettre de nouveau mal à l'aise. Même si leur petit entretien s'était terminé de manière plus pacifique, elle n'avait pas oublié qu'au départ, il lui avait bien fait comprendre qu'il souhaitait la voir quitter la ville. Tenter par tous les moyens de le revoir n'aurait été que pure folie.

Et pourtant, elle en cessait de penser à lui. Encore plus à présent qu'elle le savait si proche. Que faisait-il de sa vie ?? Était-il heureux avant de la revoir ?? Partageait-il sa vie avec une autre ?? La jeune fille avait bien conscience que c'était malsain de se questionner sans cesse de cette façon, mais c'était plus fort qu'elle. Sa mère le lui avait bien souvent répétée. On n'oublie jamais son premier amour. Ce n'est pas parce qu'il était complètement inaccessible et désintéressé qu'Avalon allait faire exception à la règle.

Voilà comment elle s'était retrouvée seule dans ce club. Pour tenter de le chasser au moins un peu de son esprit. Elle ignorait complètement qu'elle allait se mettre en danger. En même temps, devait-elle en être vraiment surprise ?? Depuis un an, elle était carrément devenue un aimant à malheurs, une sorte de Sydney Prescott du film Scream. Seulement, elle était loin de se sentir aussi forte que le légendaire personnage de fiction. Lorsque ce mec la prit de cours dans cette ruelle, elle était persuadée qu'elle n'arriverait pas à se défendre, ni que personne ne viendrait à son secours. Aussi, malgré ses lamentables tentatives pour se défendre, elle se fît peu à peu à l'idée qu'elle allait être violée dans cette ruelle sordide.

Lorsque quelqu'un intervint en tirant l'agresseur loin d'elle, la jeune fille eu peine à le croire. Elle resta figée sur place, ayant du mal à se remettre de ses émotions. Selon les propos de l'homme, il s'agissait d'un policier. Dans sa malchance, Ava avait quand même visiblement une bonne étoile qui veillait sur elle. L'agent de la paix frappa violemment l'agresseur au visage, le blessant grièvement au nez. Sous le coup de l'émotion, la miss se laissa simplement glisser le long du mur, encore secouée de violents sanglots dûs à la peur et aux autres émotions qui se bousculaient dans sa tête. Lorsque le jeune policier se retourna pour la regarder, elle fût frappée par un sentiment nouveau : la surprise. « Spencer... » souffla-t-elle à travers ses sanglots. La honte l'envahie à son tour. Elle devait lui paraître tellement pathétique, elle qui avait tentée de lui faire croire lors de leur dernière rencontre qu'elle avait bien pris sa vie en main, qu'elle avait décidée d'être heureuse. Elle devait faire bien piètre figure avec son haut à moitié déchiré et son jean sali.

Ce moment de surpris servi bien l'assaillant de la demoiselle. Face à leurs air stupéfait, il en profita pour frapper Spencer violemment au visage avant de s'échapper dans la nuit, se mettant sans doute à la recherche d'une nouvelle victime ou d'un endroit où se cacher. Avalon n'en avait que faire. Elle s'inquiétait beaucoup plus de l'état de Spencer pour s'en soucier. Lorsqu'il reprit contenance et se précipita vers elle, elle s'empressa de se relever, fondant encore davantage en larmes. « Spencer... » souffla-t-elle de nouveau, la voix tremblante. Elle s'accrocha fortement à lui, venant se blottir dans ses bras. Son corps était toujours secoué par les sanglots qu'elle tentait de contenir. Elle ne voulait tellement pas avoir l'air faible. Surtout devant lui. Se reculant légèrement, elle vint poser sa main contre sa joue à l'endroit où ce connard l'avait frappé. Elle le caressa doucement. « Ça va ?? Tu n'es pas blessé ?? » Elle marqua une très courte pause, la seule que lui permis le bouleversement de ses émotions. « Je suis désolée. Tout est de ma faute. Je n'aurais pas dû sortir. Je... » Elle vint de nouveau se blottir dans ses bras, essayant au mieux de retrouver son calme. « Tu passes ton temps à me sauver. » lui souffla-t-elle à l'oreille.


©️ Pando


@"Spencer Cafferty"

Spencer Cafferty a écrit:


AVALON & SPENCER
TU PASSES TON TEMPS A ME SAUVER

Son cœur pulsait, son sang martelait ses tempes. La douleur irradiait dans son corps. Bien sûr le Spenc’ avait connu pire, mais il était complexe d’ignorer la force lancinante qui tapait dans son crâne à l’instar d’un marteau piqueur. Pourtant, à l’instant présent, rien ne comptait hormis Avalon, sa libellule. Ses doigts s’accrochaient à sa peau, tâtant ses membres pour s’assurer qu’elle était là, qu’elle allait bien. Son estomac était envahi par l’acide dangereux de la panique, il lui fallait retrouver son calme, redevenir lui-même mais les larmes et le visage éperdu de la jeune fille qui avait ravi son cœur ne l’y insistait pas, loin de là.

Le corps de la douce se collait contre le sien. Un frisson le parcourt lorsque son parfum explosa à l’intérieur de son espace. Monstre, pense-t-il, il n’était qu’un monstre. Elle frissonnait de peur, sanglotant en s’accrochant à lui. Et lui, à quoi pensait-il ? Au plaisir fugace de l’avoir dans ses bras. Il était décidément tomber bien bas. L’espace d’une seconde, il ne put s’empêcher de se questionner : avait-il toujours été ainsi ou bien avait-il été contaminé comme il ne cessait de le penser depuis des mois ? Pourtant, s’il regardait d’un œil critique l’histoire de sa vie, Spencer savait qu’il avait toujours été le plus obscure des frères Cafferty. Il n’avait pas le sérieux, l’intelligence, le courage de ses aînés, ni même la douceur de son cadet. Spencer, il était et avait toujours été le turbulent. Il s’était cru guéri de ses démons d’adolescent, de sa froide ardeur, mais face à la libellule tout était remonté à la surface. Le barrage avait cédé et depuis il tentait désespérément de redresser la barre. Vainement.

Le murmure de son prénom ses lèvres innocentes et tremblantes acheva de le faire basculer. Ignorant sa conscience qui ne cessait de lui hurler que ce qu’il faisait était immoral, qu’il aurait dû l’amener sur le champ à l’hôpital ou bien au commissariat, il sera le corps fragile contre le sien. Sa libellule, si douce et si sensible, si fièrement déterminée à être forte envers et contre tout. « Je suis là », souffla-t-il d’une voix inaudible pour lui-même en caressant ses cheveux de feu emmêlés suite à l’épreuve qui venait de se passer. Jamais encore il n’avait songé à la possibilité qu’il puisse lui arriver malheurs, un frisson le saisit. Avalon s’écarta légèrement de lui, posant la main sur sa joue glaciale s’enquérant de son état. Un ricanement métallique lui échappa. Elle s’inquiétait pour lui. Elle ? Elle qui venait d’être victime d’une agression des plus violentes. « C’est plutôt à moi de te poser la question tu ne crois pas ? » répondit-il en posant son front contre le sien.

Il ne put se retenir de fermer les paupières un instant. Avalon et ses yeux noyés de larme, le visage défait, échevelé, les vêtements déchirés et crasseux, sa peau douce barbouillée de maquillage, son mascara dégoulinant à cause des larmes. Avalon qui était en danger, une fois encore. Avalon qu’il avait rejeté pour préserver sa réputation et son honneur déchu. Avalon qui aurait pu subir le pire sort pour une jeune femme.

« Que faisais-tu dehors à cette heure ? » Sa voix était cassante, brusque. La panique reflua doucement, la peur lui tenaillait encore les entrailles mais déjà il sentait monter en lui une franche colère. La jeune fille n’y était pour rien et pourtant il ne pouvait la décharger que sur elle. Que ce serait-il passé s’il n’avait pas été là ? Aurait-elle jamais pu se remettre d’une telle épreuve ? « Il me semble que l’Etat Americain m’ait désigné pour voler à ton secours en toutes circonstances Princesse », railla-t-il avec hargne, utilisant volontairement le qualificatif qui ne manquerait pas d'irrité la jeune fille, non sans desserrer son étreinte. Le Spenc, il se sentait incapable de la sentir loin de lui malgré les émotions dangereuses et contradictoires qui l’agitaient. « Pourquoi es-tu habillée comme ca ?», remarqua-t-il avec mépris crispant la main contre le top trop découvert à son goût de sa libellule.



@"avalon james" :keurs:

Avalon James a écrit:


❝ Tu passes ton temps à me sauver ❞
Spencer & Avalon
Il l'avait encore une fois sauvé. Son ange. Son prince des ténèbres. Décidément, c'était devenu une habitude. Quoi qu'ils fassent, il semblerait que leurs chemins étaient irrémédiablement liés. Comme s'ils étaient incapables de s'éloigner réellement l'un de l'autre. Dans un sens, bien qu'elle ne l'avouait pas, Avalon n'aurait pas pu en être plus ravie. Elle n'avait jamais rien eu à reprocher réellement à Spencer, bien au contraire. Oh, bien sûr, il l'avait bien embêté lors de leur première rencontre, lui le policier qui était là pour l'éloigner de son ancienne vie et elle, l'adolescente en crise qui venait de perdre toute sa famille. Seulement, les choses avaient changées au fil du temps. De geôlier, le jeune Marshals était devenu un ami. Puis beaucoup plus encore. Maintenant qu'il était de retour dans sa vie, elle ignorait si elle saurait vraiment se passer de sa présence dans sa vie.

Forte, oui, elle avait longtemps essayée de l'être. Encore aujourd'hui, elle se battait comme une lionne pour essayer de garder la tête haute, pour ne pas se laisser abattre par toutes les épreuves qu'elle avait connue au cours de la dernière année. Seulement, ce soir, elle se fichait carrément de bien paraître. Elle voulait seulement laisser les larmes couler pour déverser toute la souffrance qu'elle portait en elle. Souffrance que ce salopard avait empirée. Serrée dans les bras de son bienfaiteur, elle respira profondément son odeur pour se sentir apaisée. Ses doigts dans ses cheveux la calmèrent, lui donnèrent l'impression d'être en sécurité. Parce qu'il était de loin la personne en qui elle avait le plus confiance en ce monde. Lorsqu'il vint appuyer son front contre le sien, elle se retint de toutes ses forces pour ne pas poser ses lèvres contre les siennes, pour ne pas briser ce contact doux et chaste, tellement loin du brasier ardent qui brûlait dans son cœur et dans son corps.

Et pourtant, comme il aurait été bon de se remémorer cette douce et unique nuit. Lorsqu'elle avait dû quitter le jeune Marshal pour partir vers San Francisco, la jeune femme avait eu l'impression de perdre le dernier repère qu'il lui restait, de se retrouver seule au monde. Ce n'est que lorsqu'elle l'avait revue dans le parc de Tree Hill qu'elle avait compris à quel point il lui avait manqué. Et à quel point il était nécessaire è son existence. Tout autant que l'oxygène dont elle avait besoin pour respirer.

Il se braqua, encore une fois. De tendre, son ton redevint dur et tranchant. Lorsqu'il lui demanda ce qu'elle faisait dehors à cette heure, Avalon le vit comme un reproche. Malgré ses larmes qui coulaient toujours un peu, elle s'efforça de répondre avec force. « J'étais sortie voir des amis. J'ai le droit, non ?? » répondit-elle avec arrogance. Mensonge. Elle avait juste ressentie le besoin de boire un verre pour le chasser de son esprit. Mais ça, elle n'allait certainement pas lui avouer. Lorsqu'il la traita de princesse, elle pinça les lèvres pour masquer sa rage. Elle avait horreur qu'on la désigne ainsi. Ça ne faisait que lui rappeler sa vie perdue, tout ce qu'elle était par le passé. Son existence agréable qui ne reviendrait jamais plus. Lorsqu'il fit mention de sa tenue, ce fût la goutte d'eau de trop. Elle esquissa un sourire sarcastique tout en éclatant de nouveau en sanglot. « Et c'est censé vouloir dire quoi ?? Que je l'ai cherché !? Que je méritais de me faire agresser dans une ruelle !? Si un jean et un simple haut sont trop sexy pour toi, c'est peut-être toi qui a un sérieux problème. » Sa main serrée contre son top déchiré lui fît sentir la chaleur de sa peau contre la sienne. Doucement, un frisson vint l'envahir, et la proximité de leurs deux corps n'aidait en rien la situation. Elle tenta au mieux de planter son regard dans le sien, souhaitant se montrer ferme. « Lâches-moi tout de suite. Autrement, je risque de me faire des idées. Surtout avec le commentaire que tu viens de faire sur ma tenue... » Piquante, elle se dit qu'elle pouvait tout aussi bien continuer sur sa lancée. « Mais au fond, il est peut-être là ton problème. Peut-être que si tu t'envoyais en l'air plus souvent, tu ne serais pas aussi connard. » Elle ne lâcha pas son regard du sien, laissant ses mains se poser machinalement sur sa taille.


©️ Pando


@"Spencer Cafferty" :moh:



AVALON & SPENCER
TU PASSES TON TEMPS A ME SAUVER

La situation lui échappait. Encore. Le Spenc il sentait monter en lui la colère puis l’angoisse, le mélange détonnait qui se mélangeait dans ses veines rendaient la situation explosive. Il l’avait provoqué délibérément pour faire abstraction des battements sourds de son cœur dans sa poitrine, de la chaleur du corps de la jeune femme contre le sien qui réchauffait son âme vide et esseulé depuis qu’elle était partie, des mois plus tôt.

Ses iris bleutés noyés de larme soutenait son regard furibond tandis que l’horreur de ce qui aurait pu être lui ôtait tout contrôle. Les mots qui s’échappaient de sa bouche n’avaient aucun sens, aucun but si ce n’est d’imposer à sa libellule de sentir elle aussi le feu des émotions qui lui brouillaient le cerveau. Pourtant, à la voir déglutir péniblement, tentant de retenir ses larmes pour lui faire face, le Spenc’ il se senti soudain minable. Etait-il réellement prêt à lui faire mal, à la blesser uniquement pour rester maître de la situation, pour préserver la honte de ses sentiments mal placé et la perversion qu’ils sous-entendaient ? Bravement, courageusement, il luttait contre lui. Les doigts de Spencer se crispaient de plus en plus contre les vêtements de la jeune fille, maintenant un lien coûte que coûte entre eux. A la vérité, s’il avait pu, il aurait voulu la serrer dans ses bras à l’étouffer, jusqu’à ce que ce corps à peine devenue femme fasse corps avec le sien jusqu’à disparaitre. Jusqu’à ce que son âme se mélange à la sienne.

La cruauté de ses propos le frappait avec force lorsqu’elle éclata en sanglot, elle les interprétaient de la manière la plus logique qui soit et pourtant c’était si loin de ce qu’il avait voulu dire. Avalon, dans son cœur empoisonné par la passion, elle n’était qu’à lui. Il avait été le premier et il avait souhaité durant leur nuit n’être le seul homme de sa vie. Un vœu pieux. Il l’avait laissé partir sans rien dire, assailli dans l’horreur des caresses qu’il avait prodigué, par l’amour qu’il avait ressenti : par les sentiments interdits. « Non, bien sûr que non. Personne ne mériterait ça. Je n’ai pas voulu .. enfin, ce n’était pas ce que je voulais dire. », s’agaça t-il en bafouillant. Comment imaginer que sa douce, sa si tendre libellule puisse mériter quoique ce soit de si barbare ? La simple idée que quelqu’un puisse la blesser lui retournait l’estomac.

Le rejet. Brutale. Agacé. Teinté de cette défiance qu’il méritait sans aucun doute. Son cœur se serra si douloureusement. Le Spenc’ il savait qu’il devait la lâcher, s’éloigner. Que la chose à faire c’était de reprendre la casquette du flic, de s’accrocher à son insigne et ne pas commettre encore la même erreur. Il devait choisir son avenir. Et son avenir n’était pas avec Avalon, il ne pouvait pas être un monstre qui abusait d’une jeune fille fragilisée par une tragédie, bousculé par la vie et la cruauté des hommes. Elle était déjà marquée du sceau par la mort, elle avait déjà payé le tribut d’un autre pour ses pêchés. Sa vie lui avait été arraché. Il aurait s’éloigner, l’ignorer, faire comme si elle n’était qu’une inconnue. Oublier qu’elle était Christina, la voir uniquement comme Avalon. Pour le Spenc’ malheureusement : l’une n’allait plus sans l’autre et il ne voulait rien de plus que cette femme. S’écartant légèrement d’elle, il ôta son sweet pour le poser sur les épaules dénudées de celle qui était sans le savoir l’unique femme au monde pour lui. Une femme qui n’était encore qu’une enfant.

Elle le provoquait, faisant tout pour déclencher sa colère. Comme autrefois. La libellule elle savait comme le rendre fou, de colère, de frustration ou de désir. Elle savait sans vraiment savoir comme contrôler le taciturne, de le trop froid Spencer Cafferty. « Tais-toi », grogna-t-il en rapprochant le corps souple contre le sien. Il sentait l’odeur de sa lessive se mélanger à la sienne, une vague de satisfaction primitive l’agita. Serra les dents, il réprima songea qu’elle avait parfaitement raison : il avait un sacré problème. Son problème mesurait un mètre soixante, avait des cheveux de feu, des yeux irréels et agitait ses sens comme aucune autre.

Ses paroles le percutèrent avec force tandis que la conscience de son contact l’embrasait tout entier au cœur de l’hiver. Avalon était à lui. Attirant brutalement la jeune fille contre lui, il plongea son regard dans le sien et toucha doucement sa joue striée du noir de son mascara coulant. « Je ne peux plus être sans toi tout connard que je suis. Tu peux m'envoyer au diable si tu veux mais tu viendras avec moi ». Et il la réduisit au silence définitivement en posant sa bouche contre la sienne.

Le Spenc’, il enfonçait dans l’erreur, s’y agrippait de toutes ses forces. L’instant d’une seconde, il se demanda s’il était prêt à tout sacrifier pour elle. Une seconde seulement car ensuite son cerveau cessa de fonctionner à mesure que son odeur et sa présence s’enfonçait en lui, abreuvant la bête éperdue d’amour qui rugissait en lui.


@"avalon james" :leche:
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